Maupiti

Publié le 1 Mars 2016

Maupiti

Nous partons tôt à l’aéroport pour prendre un vol vers Maupiti mais c’était sans compter sur la météo qui nous réserve une nouvelle fois des surprises. Maupiti est située à 315 km de Tahiti et fait à peine 9 km de long, c’est la plus petite île de l’archipel et de ce fait elle possède la plus petite piste d’atterrissage. Cela complique nos affaires car les pilotes ne peuvent atterir que si la piste est sèche (en saison des pluies ça nous parait compliqué mais bon…) et en plein jour car elle ne bénéficie pas d’éclairage la nuit (le soleil se couche à 18h30). Nous finissons par décoller avec 2 heures de retard.

Nous sommes heureux de découvrir cette île en fonction de laquelle nous avions organisé tout notre séjour polynésien. Ludo le gérant de notre pension nous attend avec d’énormes colliers de fleurs de tiaré et nous a préparé un copieux petit déjeuner avec mangues, pamplemousses et avocats de son jardin ! On se sent tout de suite à l’aise, les polynésiens ont le sens de l’accueil. Nous rencontrons Moyra sa femme puis nous partons visiter l’île avec eux. Ils nous déposent à la plage où nous sommes seuls face au lagon au bleu indescriptible. Le bonheur sera de courte durée car la pluie s’invite, le temps de rentrer à pied soit 2,5 km nous sommes dégoulinants. Nous avons prévu seulement deux nuits sur Maupiti et nous commençons à sérieusement maudire ce temps qui nous bloque au logement. Heureusement Ludo nous a préparé un super repas pour le soir, au menu carpaccio de thon blanc, daurade à la sauce vanille, le tout accompagné de conversations très intéressantes sur leurs habitudes de vie, leur culture, leurs loisirs etc.

Le lendemain nous avons prévu une excursion avec Ludo et Moyra, notre bonne étoile nous fait un clin d’œil et nous offre une journée d’éclaircie. Nous partons donc à 9h tous les 4 avec masques et tubas pour nager avec les raies mantas. Quel spectacle de découvrir dans des eaux turquoises ces animaux de plus de deux mètres avec leurs immenses nageoires. On se sent tout petit et quand elles s’approchent les frissons nous parcourent l’échine. Ensuite nous reprenons le bateau pour aller faire un barbecue sur le motu. Nous barbotons entre les poissons de toutes les couleurs et les raies grises qui viennent carrément nous chatouiller les jambes, elles sont toutes douces sur le dessous et rugueuses sur le dessus. C’est un moment magique que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Pendant ce temps-là, Ludo et Moyra nous préparent un festin (langoustes, poissons, lait de coco caramélisé et j’en passe). Après ce bon repas nous repartons pour une session pêche au varus (une sorte de langouste) dans l’eau couleur azur. Il faut positionner l’hameçon et l’appas dans un trou où se cache l’animal en descendant à 9 m en apnée. Nous nous contenterons d’observer car c’est très technique et les pinces de l’animal peuvent sectionner un doigt en quelques secondes. Au dîner nous nous régalons avec les produits de la pêche et poussons la chansonnette au son de la guitare. En soirée le temps se gâte, une nouvelle dépression se rapproche ce qui commence à nous inquiéter car notre de vol de retour sur Tahiti est prévu pour le lendemain après-midi.

Nos inquiétudes se confirment, le lendemain aucun avion ne décolle ni n’atterrit et nous restons bloqués à la pension les yeux rivés sur la météo. En une nuit on passe du paradis à l’enfer. Le ciel est gris, les palmiers se courbent, la pluie bat son plein et on ressent l’inquiétude des habitants face à la menace du cyclone. Pendant plus d’une heure nous n’avons plus l’électricité et le vent souffle de plus belle. En fin de soirée, cela s’apaise et l’espoir de prendre un vol le lendemain se dessine. Nous passerons néanmoins plus de 4 heures à l’attendre… Nous arrivons à Tahiti avec un jour de retard sous la pluie. Les averses ne cesseront pas jusqu’à notre départ pour Auckland le 2 mars. Entre pluie et séjour écourté, nous aurons à peine eu le temps de visiter le centre de Papeete, son marché et sa marina. Cependant nous avons été accueillis chaleureusement par Luc dans une grande maison pleine de voyageurs, de quoi apaiser nos frustrations avant de nous envoler pour un nouveau pays : la Nouvelle Zélande !

Rédigé par Lucie

Publié dans #Polynésie Française

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Guillaume & Laura 08/03/2016 01:52

Super article même si le temps vous a joué des tours lors de votre séjour polynésien. On espère que vous avez pu bien profiter quand même et on vous souhaite un très bon séjour en Nouvelle-Zélande! Toujours très plaisant de vous lire, il nous tarde de voir votre ressenti. Pour info, les glaciers la-bas sont ridicules par rapport à ceux que vous avez pu voir en Argentine :D Enfin ce n'est que notre avis. Bisous à tous les 2 et continuez de prendre soin de vous.